Pierre Garand dit Garou naît le 26 juin 1972 à Sherbrooke au Québec dans une famille où la musique a sa place. Preuve en est : ses parents lui offrent sa première guitare alors qu'il n'a que trois ans. Il découvrira plus tard le piano, l'orgue et même la trompette ! C'est à l'adolescence qu'il a l'occasion de s'exprimer en tant que guitariste dans le groupe « The Windows and Doors ».
Après ses études secondaires, il s'inscrit dans la fanfare des Forces armées canadiennes en tant que trompettiste. C'est en 1992 qu'il décide de raccrocher, estimant n'y être plus d'aucune utilité. L'année suivante est celle des petits boulots (déménageur, vendeur, vendangeur…) mais cela ne l'empêche pas de sortir la nuit dans les bars de Sherbrooke où il finit par prendre le micro. En 1995, il crée avec quelques musiciens (notamment des cuivres) le groupe « The Untouchables » qui ravit le public (Garou fit à nouveau appel à eux pour la tournée qui suivit l'album « Seul »).

En 1997, lors de l'une des prestations du groupe, Luc Plamondon voit en Garou le Quasimodo de Notre Dame de Paris. Après une audition devant Richard Cocciante, le rôle lui est attribué. Durant de longs mois, il jouera ce rôle phare de Paris à Montréal en passant par Londres (dans la version anglaise). Le spectacle est un événement et lui permet de remporter le trophée Félix de la révélation de l'année au Québec. La chanson « Belle » lui offre un prix aux World Music Awards et une Victoire de
A force de rencontres, l'une des plus capitales sera celle de Céline Dion et René Angelil. Le producteur voit en lui la personne digne de travailler avec l'équipe de Céline durant sa pause. Garou surpris et enchanté accepte la proposition avec joie. C'est entouré de professionnels (Plamondon, Cocciante, Brian Adams, Barbelivien…) que Garou crée son premier album. « Seul » sort en France le 7 novembre 2000 et a le succès qu'on lui connaît.
Durant l'été 2001, Garou endosse ce qui restera sûrement le plus grand rôle de sa vie : celui de papa d'une petite Emelie. Par la suite, Garou et Céline Dion interprètent en duo « Sous le vent » qui sort dans les bacs en octobre 2001.
Un album en anglais était prévu pour le début de l'année 2003 mais Garou préfère mettre cet album en attente et enregistrer un nouvel album en français. De nombreux auteurs et compositeurs de renom tels Luc Plamondon et Jean-Jacques Goldman travaillent donc sur « Reviens » qui sort le 24 novembre 2003.

Quand Garou se dévoile…
TIMIDE ?
Enfant, j'étais gros et timide, je n'étais vraiment pas le Casanova de l'école. J'aimais la musique, mais mon rêve n'était pas de devenir chanteur. Je voulais être archéologue. Quand « Indiana Jones » est sorti, je suis devenu comme fou. Je ne lisais ni BD ni romans, mais des bouquins sur les Incas ou les Mayas. J'ai le goût de la découverte et du mystère.
GAROU ACTEUR ?
Les scénarios affluent, mais je n'ai pas le temps de les lire. Et puis, on me propose des trucs énormes, du genre James Bond, ou des clones de Quasimodo. Tant qu'à commencer, j'aimerais que ce soit par un petit rôle. Mais je ne suis pas acteur. Si on fait appel à moi, c'est surtout pour des considérations financières ou de popularité plus que pour le film. C'est le syndrome du diamant brut tout le monde voudrait se l'accaparer pour le tailler à sa façon. Je préférerais que l'on me choisisse pour ce que je suis plutôt que pour faire un coup. Mais comment savoir. Les professionnels du cinéma, eux, le savent déjà : Garou pourrait facilement briguer un Génie, l'équivalent d'un César au Canada !
SON REFUGE SECRET
En bon fils de mécano, je peux passer trois mois à bricoler à la maison, bien ancré dans la nature, à quelques kilomètres de ma ville natale. Je ne lâche pas ma scie, ma perceuse et mon marteau. Du jour au lendemain, je peux ne plus faire le chanteur. C'est ce que j'ai fait pour vivre à fond la naissance de ma fille. Au village, tout le monde connaît tout le monde. Je fais partie du paysage. Il n'y a aucune curiosité malsaine. Si je ne peux plus vivre quelques mois par an dans l'anonymat, j'arrête le métier. J'ai besoin d'une vie privée pour faire exister mes émotions. Je veux faire barrage au star-system. Je tiens à rester le plus vrai, le plus humain possible.
PAS BEAU (dit-il)
Je suis quelqu'un d'assez bohème, et j'avoue que je ne suis pas particulièrement au courant des critères de séduction. Il me semble quand même que vous devenez plus séduisant dans la tête des gens quand le succès vous sourit un peu, non ? Mais, je n'ai rien d'un sex- symbol. Je ne me suis jamais trouvé beau gosse. J'ai été élu le plus bel homme connu du Québec. Cela m'agace. Je me fichais complètement de mon physique, maintenant, j'ai peur de décevoir. Je ne veux pas perdre mon authenticité, ma liberté, être intégré à un plan marketing. Je ne veux pas m'entendre dire que je suis un artiste fabriqué. Et qu'on me demande d'être beau gosse, juste pour être beau gosse. J'ai sincèrement du mal avec le concept du mec le plus sexy.
... MAIS JOLI COEUR
Je n'ai jamais été un séducteur, j'ai longtemps été intimidé par les filles. Dans les bars, je préférais attendre qu'elles me draguent. Mais je suis captivé par elles, et j'ai souvent été volage. Les peines de cœur, je connais, car quand je suis amoureux, je le suis excessivement. Je n'ai toutefois pas envie de rouvrir mes blessures. Je préfère Kate Moss à Laetitia Casta. J'ai toujours adoré chez elle cette espèce de cassure, defêlure, cette image à contre-courant. Elle a brisé d'un seul coup l'image trop coutumière et standard de la beauté aux formes parfaites.
(biographie extraite d'internet puis remodifiée)